le cavalier vert.jpg «  Karigan G’ladheon, jeune fille éprise d’aventure, s’enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d’un gouverneur de province. Elle croise alors un Cavalier Vert, l’un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain. Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain magiquement investie de la mission qu’elle vient d’accepter : devenir un Cavalier Vert. Dès lors, traquée par des assassins au service d’un mystérieux sorcier, Karigan ne peut compter que sur sa fidèle monture et les mystérieux pouvoirs qu’elle va se découvrir… »

 

 On peut dire beaucoup de choses sur mon caractère de lectrice, notamment que je suis bon publique et que je ne prends pas de risque. Peu de livres que j’ai acheté m’ont déplu. Et ceux qui m’on déplu n’ont pas duré longtemps dans ma bibliothèque (non je ne fais pas dans la destruction massive de livres, je les donne à ma bibliothèque municipale)

 

Cette introduction n’a pas pour but unique de totaliser les mots nécessaires pour le défi, mais de bien faire comprendre que je suis une lectrice facile. Il y a peu de chose que je n’aime pas, même si il m’arrive d’acheter un livre sur un coup de cœur en voyant la couverture. Ca a été le cas pour les Hawk et Fisher, et comment regretter ? Mais ce n’est pas le cas du Cavalier Vert. Voila un livre que j’ai découvert par hasard au détour des fora ABFA.  Les avis avaient l’air enthousiaste, tout le monde voulait ce livre, et ma PAL se réduisait lamentablement. Il fallait donc lui redonner sa vigueur d’antan en lui donnant un bon bouquin qui prenne de la place dans la bibliothèque. Parce que ce n’est pas pour dire, mais il prend de la place. Mais passons ce sujet qui n’a rien à voir avec l’enthousiasme que cette lecture a déclenché en moi.

 

  L’histoire n’est pas des plus originales. Une jeune femme qui quitte son cocon doré pour partir à la grande aventure n’est pas vraiment une découverte. Qu’elle trouve en elle des pouvoirs étonnants non plus. Qu’elle soit aidée par des créatures dont on ne sait rien ne surprend pas vraiment. Pourtant on est happé par cette histoire sans temps morts, pleine de rebondissements et de personnages attachants, et l’on se pose des questions sur les pouvoirs de Karigan .

 

  Et comme d’habitude, ce n’est pas le personnage principal, Karigan, qui m’a le plus marqué, bien que celle-ci ne soit pas dépourvue de charme. Elle est têtue, volontaire, humaine, et pleine de bonne volonté. Son héroïsme tient moins à ce qu’elle fait qu’aux raisons pour lesquelles elle le fait.

 

Cependant ce n’est pas elle qui m’a vraiment marquée mais certains personnages secondaires. Fr’yan tout d’abord. J’aurai aimé en savoir plus sur lui. D’où vient sa force ? Qui était-il ? Au bout du compte on en sait très peu sur lui et pourtant il demeure l’image centrale du roman. Et il y a peu d’espoir de le revoir … dommage ! J’espère cependant en apprendre plus sur lui dans les prochains volumes

 Jendara ensuite. Voila un personnage de femme intéressant, tiraillée entre ses sentiments, sa loyauté, son intelligence et son sens de l’honneur. Encore un personnage que j’apprécie qui risque fort de ne pas réapparaitre …

  En dehors de ses personnages, ce qui m’a marqué dans ce livre est la poésie qui s’en dégage dans les descriptions de l’auteur ; ou peut être doit on dire du traducteur ? Peut importe. Que cette poésie existe en version originale comme en Français ou non, elle existe sans aucun doute dans la description du monde des sœurs Sorbier, dans celle, pourtant brève, des életiens, et dans les décors parfois enchanteurs qui sont crées pour Karigan.

 

Cependant, le livre connait une ambiance très « jeunes adultes » ou le noir est presque complet et ou l’on frôle tout de même le manichéisme. Les mauvais sont pourris jusqu’à la moëlle et les bons prêts à mourir pour le bien. Pourtant, ce n’est pas forcément une faiblesse, et un partie de l’intérêt du livre vient de ce coté tout bon ou tout mauvais, qui est contrebalancé par l’attitude équivoque et pourtant volontaire de très peu de personnages (Jendara …. ). On a même droit au chapitre « Père je sais qu’il y a du bon en vous » dont tout fan de la Guerre des Etoiles se souvient forcément.

 

  En résumé, ce n’est pas le plus grand livre d’Héroic fantasy de l’année, mais j’en lirai la suite avec délectation. L’ambiance, les personnages, la trame en font de la très bonne littérature du genre.

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