Bit Lit Tour 2011 : interview de Kelley Armstrong
Kelley Armstrong devait nous accorder une interview (commune entre ABFA et V&S comme pour celle de Patricia Briggs) lors du Bit-Lit Tour 2011 qui a eu lieu en mars chez Bragelonne, mais son état de fatigue après cette tournée épuisante ne nous a pas permis de la réaliser.
Qu'à cela ne tienne, Kelley est repartie avec nos questions sous le bras et nous a répondu par mail ! C'est toujours mieux que rien et nous la remercions du temps qu'elle a pris pour nous répondre.
Merci également à Leslie Palant, l'attachée de presse de Bragelonne, qui a organisé tout ça et sans qui cette interview n'aurait pas eu lieu.
Voici donc l'interview de Kelley dont les questions sont signées Tan et Exécutrice. La traduction a été effectuée par Exécutrice.
Votre héroïne se transforme en animal et donne au lecteur un aperçu de ce qu'elle ressent sous cette forme. De quoi vous êtes vous inspiré pour cela ? Avez-vous des animaux ? Lu des livres sur le comportement animal ?
Kelley Armstrong : Je trouve facile de m’imaginer à la place d’une autre personne. Lorsque j’étais enfant et que je rêvais éveillée, j’imaginais des personnages alors que les autres enfants se voyaient sûrement dans de grandes aventures, c’est sûrement parce que j’ai écris des fictions toute ma vie. Pour les loups-garous, je prends ce que je sais à propos des loups et des canidés, et j’imagine ce que ça serait d’être à moitié loup et à moitié humain. Pas seulement d’être capable de changer de forme, mais aussi de vivre comme un loup.
Pourquoi avez-vous choisi de changer de personnage à chaque tome ou presque ? Laquelle vous donne le plus de fil à retordre lors de l'écriture ?
KA : C’est une chose qui a été décidée dès le moment où mon éditeur m’a demandé une série. J’en ai parlé avec mon agent et je lui ai expliqué que je ne voulais pas faire une série sans fin avec les mêmes personnages que Morsure. Je les aime, mais au bout de quelques livres je serais devenue répétitive. Donc nous avons trouvé cette idée d’un monde surnaturel plus large et j’ai créé dans Capture des personnages que je pouvais utiliser dans les « spin off » comme narrateurs. Les lecteurs sont partagés à ce sujet mais je pense qu’ils doivent préférer avoir un roman original et « frais » avec un nouveau narrateur plutôt que toujours la même histoire avec un personnage qu’ils suivent depuis dix tomes.
En ce qui concerne les personnages, ce sont les vampires qui sont la « race » la plus difficile pour moi. Ils ont été si souvent exploités et si bien exploités que c’est compliqué d’apporter quelque chose de nouveau au genre.














