Aller au contenu principal

The Wish - Tome 4 "Catori" d'Audrey Carlan

Editions Hugo Roman

La soif d'aventure. C'est ce pour quoi j'ai vécu. Élevée dans une réserve amérindienne au cœur des États-Unis, je ne savais pas à quoi ressemblait le monde réel. Je n'étais pas comme les autres femmes de notre réserve. Ma mère et mon père le savaient quand je suis née. Ils m'ont appelée Catori, ce qui signifie "esprit" en comanche.

Mon père m'a regardée dans les yeux et a su que je n'étais pas faite pour la vie d'épouse et de mère. Je suis partie le jour de mes dix-huit ans. J'ai fait tout le chemin jusqu'à la côte Est où j'ai rencontré Adam. Le premier homme qui allait changer ma vie. Il m'a épousée

et m'a donné une fille, mon Evie. Mon soleil d'or.

Adam et moi nous comprenions. Nous avons convenu de nous séparer librement et je suis partie pour aller découvrir le monde.

Ma fille entre les mains sûres de mes parents.

Jusqu'à ce que je rencontre Ian. Aussi sauvage que le vent,

il m'a emportée. Il m'a donné une fille. Suda Kaye. Adam a accepté cet enfant comme le sien et nous avons décidé de nous aimer les uns les autres comme une famille.

Je suis repartie parcourir le monde, seules mes filles me faisaient revenir à la maison de temps à autre.

Dans un dernier effort pour être la mère qu'elles n'ont jamais eue,

j'ai écrit à mes filles. Une lettre chacune à ouvrir à partir de leur dix-huitième anniversaire, et ce pendant dix ans.

Aujourd'hui, je veille sur elles et je sais qu'elles le ressentent...

 

Avis de Christy :

J’avais beaucoup aimé les tomes précédents de cette nouvelle série d’Audrey Carlan, qui étaient consacrés à Suda Kaye, Evie et Isabeau. Il me tardait de faire plus ample connaissance avec leur mère, Catori.

Catori est un personnage qui ne nous laisse pas indifférents. Si elle a été présente via les souvenirs de ses filles ou les lettres qu'elle leur a laissées, nous avons eu un aperçu de sa personnalité. Ce tome va reprendre les moments-clés de son histoire pour mieux essayer de la comprendre à travers ses choix ou ses actes.

Avant de me lancer dans cette nouvelle lecture, j’avais quelques appréhensions à l’idée de découvrir certains moments de la vie de Catori. Mais, au final, il m'a été impossible de laisser cette histoire de côté. Je me devais de découvrir ses pensées ainsi que les raisons de ses choix. Car Catori est le lien qui unit ses filles, dans les tomes précédents et dans leur histoire commune.

Nous découvrons ainsi une jeune Catori alors âgée de 18 ans, qui sait qu’elle va mourir jeune, du même mal qui est en train de s’attaquer à sa mère.

La jeune femme ne rêve que de profiter de chaque instant de la vie, de découvrir le monde, de danser… C’est ainsi qu’elle rejoint une troupe de danseuses orientales qui parcourt les Etats-Unis.

Deux ans après être partie de la réserve dans laquelle elle a grandi, elle rencontre le beau et séduisant Adam Ross.

En quelques instants, c’est le début d’une histoire d’amour puissante, intense et magnifique. La suite, vous la connaissez, si vous avez lu les tomes précédents…

Je dois avouer que Catori n’est pas un personnage auquel je me suis attachée dans les tomes précédents. J’ai eu du mal à comprendre ses choix, notamment au début de la série, celui de laisser ses filles à son père, afin qu’elle puisse voyager à travers le monde, pendant de longs

mois. À la lecture de ce 4ème tome, j’ai pu comprendre sa vision des choses.

On ressent l’amour qui la lie à son mari, Adam, la puissance de leurs sentiments, ainsi que l'amour qu'elle éprouve pour ses filles.

Catori est un personnage complexe, tout en nuances, car si sa famille est représente tout pour elle, elle va se montrer assez égoïste dans son besoin de vivre, de parcourir le monde.

Le caractère de Catori est fort, mais elle n'en reste pas moins assez fragile. Lorsqu'elle fait des erreurs ou de mauvais choix, elle assume jusqu'au bout les conséquences, même si elle souffre ou fait souffrir son entourage.

L'autre personnage que nous découvrons au fil des pages est bien sûr Adam, l’âme sœur de Catori. Il a été quasiment absent des autres tomes de la série et j’ai beaucoup aimé en découvrir plus sur lui.

Il fait connaissance de la magnifique Catori alors qu'il vient à peine de prolonger son contrat avec l’armée. Il n'a aucune attache ni famille. L’armée est une vraie vocation pour lui. Dès qu’il voit la jeune femme, il est troublé par elle, qui ne ressemble à aucune autre. Très vite, les sentiments vont faire leur apparition et le couple ne pourra plus se quitter, du moins pour ce qu’il en est de leurs âmes.

J’ai aimé la relation qui se noue sous nos yeux entre Adam et celle qui va devenir sa femme. Le militaire va se montrer passionné, compréhensif, à l’écoute de Catori. Il est prêt à tout pour garder sa femme auprès de lui.

Il est vrai que l’effet de surprise n’est pas de mise concernant la romance entre Adam et Catori, il n’en demeure pas moins que leurs sentiments nous sont parfaitement retranscrits. Même si cela est assez rapide entre eux, cela sonne juste. On ressent la force de leurs sentiments, de l’alchimie quasiment immédiate entre eux. Leur amour est tellement fort qu’ils arrivent à surmonter la moindre épreuve sur leur chemin.

Comme dans les autres tomes de la série, l’auteure, Audrey Carlan, nous livre le portrait d’une femme moderne portée par ses envies et ses émotions. D’une plume fluide, nous sommes embarqués dans cette histoire familiale.

J’ai adoré découvrir Catori de cette manière, avec un portrait sans concession, à la fois rempli de force et de faiblesse, mais tellement humain. J’ai été touchée par de nombreux passages, alors que je ne pensais pas m’attacher, au début de ma lecture, à Catori.

J’ai donc changé d’avis à propos d’elle. C’est un personnage qui m'a touché.

Car Catori doit apprendre à être une femme de militaire, bien souvent face à la solitude , être une maman, tout en sachant que son temps est compté. Ce sont des moments assez tristes qui m’ont bouleversé tant la justesse des sentiments de la jeune femme qui nous sont parfaitement retranscrits.

J’ai également aimé les pages se déroulant dans la réserve, où Catori partage des moments moments avec ses parents, Tusuda et Topsannah. On ressent l’amour qui les lie tous les trois.

Audrey Carlan nous offre également de beaux moments concernant les légendes amérindiennes. Ce sont des moments tout simplement passionnants qui apportent un vrai plus à son histoire.

En bref, ce dernier tome de “Wish”, consacré à l’histoire de Catori, la mère des trois héroïnes des tomes précédents m’a totalement convaincue même si j’avais quelques réticences à son égard.

Nous faisons la connaissance d’une jeune femme qui sait que sont temps est compté du fait de sa maladie et qui compte en profiter pour voyager et faire des découvertes.

Un acte qui peut paraître égoïste de prime abord, mais entièrement guidé par l’amour qu’elle va porter à ses filles.

J’ai été touchée par ce portrait à la fois triste car nous connaissons la fin, et mais aussi rempli d'espoir et d’amour.

“Wish” est une très belle découverte et, est à ce jour, ma série préférée de l’auteure.

Plus d'infos : Hugo Roman

Les brumes de Cendrelune - Tome 3 "Les ombres célestes" de Georgia Caldera

Editions J'ai Lu

Quand Eldriss, la Vestale, et les rebelles enferment Verlaine, Céphise proteste : il n'est pas le monstre qu'ils imaginent ! La jeune fille se voit alors emmenée par un dragon d'acier dans un temple en ruines, où Eldriss lui fait de nombreuses révélations sur son passé, sur son identité et sur le rôle qu'elle a joué dans la réalité de l'Outre-Monde. La Vestale, grâce à son don de clairvoyance, lui explique que tout peut être reconstruit si les dieux sont tués. Mais le prix à payer est élevé, car Céphise devra renoncer à ses sentiments pour Verlaine...

 

Avis d'Edelweiss :

Je remercie les éditions J’ai lu pour l’envoi du dernier tome de la saga de « Les brumes de Cendrelune » de la merveilleuse Georgia Caldera que j’ai eu le plaisir de rencontrer à quelques reprises.

J’ai été éblouie par le premier tome et totalement émerveillée lors du second.

À la lecture de ce troisième tome, j’ai été transportée par l’émotion et les valeurs que Georgia a inspirer à ses personnages.

« Les ombres célestes » présente le combat ultime pour sauver l’humanité.

Dès le premier chapitre nous retombons directement dans l’action des dernières pages du tome précédent. Pas de changement de décor, Georgia plonge de nouveau le lecteur dans son univers dystopique avec l’incroyable transformation de Verlaine qui suscitait étonnement et questionnement.

Je me suis attachée à Cephise et Verlaine depuis le commencement. Ses âmes sœurs ont vécu plusieurs vies à travers l’Outre-monde dans lequel leurs âmes ont évolué avant de trouver refuge dans leur corps des centaines d’années plus tard. Cephise est une femme remarquablement courageuse et déterminée que l’amour a transformé en véritable guerrière malgré son jeune âge. Son évolution est parfaite et conforme à mes attentes, sa cause est juste et Verlaine va amplifié ses sentiments voire les modifier comme sa rancoeur, son abhorration envers lui que l’amour peut pardonner, résilier.

Verlaine est un être incroyablement authentique et sincère en définitive. Du début à la fin son jugement et ses croyances sont identiques malgré les manipulations de son père. Sa volonté est aguerrie et sa persévérance dans la destruction de ce monde gouverné par Orion n’est que plus admirable. Son don aussi nuisible soit-il à autrui favorise pourtant la vie sur terre, l’avenir pour tous.

J’ai apprécié retrouvé Hephaïtos qui joue un rôle capital dans ce dernier opus. Sa souffrance dans un passage du livre m’a d’ailleurs bien attristé. Il est un personnage phare qui subit une perte considérable à la fois physique et psychologique dans cette aventure. Et bien qu’avoir un ennemi commun peut rapprocher ses deux demi-frères, il arrive parfois de se tromper de cible. Sa loyauté envers Verlaine, qu’il haïssait tant pourtant, a transformé sa vision du monde et de l’humanité. Son aide n’en est que plus précieuse dans l’enchaînement de rebondissements qui leurs tombent dessus.

Malgré les incertitudes et les craintes sur l’avenir, les pouvoirs affaiblis dans les moments les plus propices, la conviction des rebelles et l’aide inattendue de quelques personnages, la reconnaissance, le respect et l’empathie illuminent en eux l’espoir d’une vie faite de sentiments, d’amour et de bienveillance. Un combat digne mais douloureux car personne n’en sortira indemne.

Cette trilogie est une réussite. L’histoire du début à la fin est un sans faute et originale. Le déroulement et l’intrigue laissent suffisamment de place à un suspens attenant. L’action est au rendez-vous régulièrement tout en laissant une marge à la romance de se produire. Le côté fantastique est omniprésent sans être étouffant. Les personnalités sont dotés d’émotions et de caractères différents les reliant les uns aux autres dans un unique but, celui de vivre.

J’ai eu le cœur brisé, émue de la tournure des événements du chapitre final mais en même temps, j’approuve les choix de Georgia. Aussi bouleversante qu’est la fin de cette magnifique histoire, elle en ressort en mon sens une justesse parfaite qui tiraille inévitablement mon cœur en fermant ce livre pour la dernière fois.

 

Citation :

 « Ce que mon père m’a appris à considérer comme d’odieuses tares sont en fait les plus grandes forces, les plus belles qualités de l’humanité. Les émotions sont indispensables à nos vies.

Sans elles, rien n’a de sens ni de saveur.

Aucune existence ne vaut d’être vécue si elle est dépourvue de tout sentiment.

L’amour comme la colère sont indissociables de notre nature et l’un comme l’autre peuvent conduire à de bonnes comme de mauvaises choses... »

 

Plus d'infos : J'ai Lu

Lire un extrait : ICI

 

Psi-Changeling – Tome 19 "Rêves de loup" de Nalini Singh

Editions Milady

En tant que chef de meute, Selenka prend la protection de ses membres à cœur. Ce qui inclut les empathes qui y séjournent actuellement pour assister à une conférence à haut risque. Ethan est une Flèche sans l’être réellement. Détaché du monde, sa seule loyauté est envers lui-même. Responsable de la protection de la conférence, il est un pion entre les mains du puissant et cruel Consortium. Mais lorsqu’il se retrouve face à Selenka, son cœur et son âme sont immédiatement captifs. Le coup de foudre n’est qu’un mythe pour les changelings, mais la louve de Selenka est formelle : Ethan, la Flèche brisée, est son compagnon. Et peu importe que l’esprit de celui-ci oscille au bord de la folie et de la mort…

 

 

 Avis d’Arcantane :

Nalini Singh est toujours une valeur sûre et c’est un régal de retrouver une nouvelle histoire dans l’univers de Psi-changeling. 19ème tome mais on ne s’en lasse pas car l’intrigue et la romance sont toujours au top et aussi soignée.

J’apprécie tout particulièrement cette seconde « saison » qui permet de nous retrouver dans d’autres villes. Depuis quelques tomes, l’auteure se concentre à l’autre bout du monde et plus particulièrement sur Moscou. Nous avons eu déjà la romance entre le meneur de loups Valentin et la Psi, Silver Mercant. Place cette fois-ci, aux loups et à son Alpha Selenka.

Lors d’une conférence des Empathes, Selenka échappe de peu grâce à l’intervention d’Ethan Night, une flèche qui lui sauve la vie. Quelques instants plus tard, c’est au tour de la jeune louve de sauver la flèche d’une tentative de meurtre. 1ère rencontre et 1er coup de foudre, la louve de Selenka voit en cette flèche, son âme sœur ! Pour Selenka c’est la surprise totale, elle ne le connaît pas et a quelques réticences mais hors de question de mettre en doute ce lien qui se forme entre eux deux et même si Ethan se considère comme une flèche défectueuse, il a bien l’intention de profiter de chaque moment avec Selenka, même si la folie le guette…

Ce tome est particulièrement succulent. D’abord par ses personnages, pour une fois, nous avons une femme Alpha louve (à la différence des nombreux autres clans où c’est souvent un homme qui gouverne les métamorphes). Selenka est un personnage haut en couleur qui revendique sa place de meneuse avec des griffes tout en étant une femme qui aime se faire belle et plaisir. Être chef, c’est aussi être seule et porter le poids de sa meute sur les épaules. Avec l’arrivée d’Ethan, Selenka sent qu’elle peut enfin se reposer sur son compagnon et faire apparaitre ses faiblesses et ses failles. Trouver son compagnon et âme sœur est une chance inouïe qu’elle n’est pas prête de lâcher. Mais elle n’a guère le temps de découvrir qui se cache derrière cette flèche au cœur tendre car une menace pèse sur sa meute. Avec la mort d’un de ses lieutenants, c’est toute sa meute qui a été ébranlée, il lui faut alors être forte pour éliminer la menace et aussi faire face à ce qui attend Ethan, contre cette douce folie qui le menace et risque de le tuer.

Tout au long de cette histoire, nous allons découvrir aussi le personnage d’Ethan Night et suivre sa vie par bride, sa puissance mais aussi ses faiblesses. Brisé par son ancien mentor, le puissant Ming le Bon, Ethan ne s’est jamais réellement intégré parmi les flèches. Se sentant comme un électron libre. Son lien avec Selenka va lui ouvrir les yeux et lui permettre de voir que les Flèches veuillent sur lui et feraient tout pour l’aider. Il va peu à peu éprouver des sentiments grâce à son lien et son côté protecteur est tout aussi puissant que celui de la louve envers sa nouvelle compagne.

Il est intéressant que l’auteure amène la partie "Scarab" qui est une sorte de maladie touchant certains Psis en augmentant leurs pouvoirs et les menant à la folie. Ethan en a tous les symptômes mais il est prêt à se battre pour pouvoir vivre avec Selenka et même s’il faut que d’autres Psis rentrent dans sa tête, c’est un piètre sacrifice pour arriver à guérir.

J’ai beaucoup aimé tout ce qui touche Scarab car on avance petit à petit dans l’intrigue, on découvre cette terrible maladie encore méconnue. Une nouveauté chez les Psis qu'il va falloir combattre.

Qui dit nouvelle saison dans l’intrigue, dit aussi nouvel ennemi qui se dévoile. Connue sous le nom de l’Architecte, on accède à chaque partie à sa vision du monde et sa conquête du pouvoir. Cet ennemi reste dans l’ombre mais il est bien décidé à avancer ses pions pour gagner cette bataille contre le Consortium et régner sur le monde des Psis, Humains et métamorphes.

Comme à son habitude, ce tome est maîtrisé par une intrigue efficace sous un fond de romance. Bien qu’elle soit au premier plan et très prenante, Nalini Singh ne se concentre pas que sur sa romance. Certes, elle nous fait vivre les émotions de ce nouveau couple, ses débuts, ses tâtonnages et cet amour sincère mais l’auteure laisse une grande place à son intrigue principale.

Les pages défilent sans qu’on ne s’en rende compte, c’est un plaisir et malgré le nombre de tomes, Nalini Singh réussit l’exploit de rendre chaque tome encore meilleur.

Je valide totalement ce nouveau tome "Rêves de loup" !

 

Plus d’infos : Milady

Hybrides – Tome 13 "Joyeux" de Laurann Dohner

Editons Milady

Ils ont été créés. Emprisonnés. Mais jamais brisés.

Vanni est furieuse lorsqu’elle se rend compte que la conférence organisée par son fiancé et son futur beau-père est une manifestation anti-Hybrides. Ces hypocrites à l’esprit étroit représentent tout ce qu’elle déteste. En se rendant dans un bar pour se changer les idées, elle se retrouve assise près d’un Hybride extrêmement séduisant, et les choses se précipitent lorsque tous deux sont drogués. Joyeux refuse de croire que cette humaine à la nature généreuse est responsable de leur situation. Il est prêt à lui accorder sa confiance, et bien décidé à la protéger envers et contre tout. Car même si elle ne le sait pas encore, elle est sienne.

 

 

Avis d’Arcantane :

Hybrides est une série que j’apprécie. Les tomes sont courts et agréable à lire.

Ce 13ème tome est consacré au personnage de Joyeux que l’on a brièvement croisé précédemment. Hybride Primate, il va faire la connaissance de Vanni, une jeune humaine assise à côté de lui dans un bar. Ils entament alors la conversation mais le ton change lorsque Joyeux se rend compte que leurs verres ont été drogués par la drogue d’accouplement. Il faut donc réagir vite et aider la jeune femme souffrante et l’emmener à Homeland afin qu’elle puisse voir des médecins au plus vite car cette drogue est dangereuse pour les humaines. Très précautionneux, Joyeux fait tout pour soulager et rassurer la jeune femme mais les agents de l’OPH ne sont pas du même avis et tout accuse la jeune femme d’être la coupable. Pourtant Joyeux ne veut pas y croire car Vanni n’a pas l’air d’une manipulatrice !

Hors de question pour cette dernière d’être emprisonnée et elle arrive à s’échapper. Elle réalise alors qu’elle a trompé son fiancé mais cette expérience lui ouvre les yeux. Son fiancé qui lui tendu un piège en l’invitant à passer le week-end à une conférence contre les Hybrides avec la secte Woods dont son futur beau-père en est le fondateur, n’est pas la personne qu’elle pensait connaître.  Un tel comportement qu’elle déteste et pour elle, hors de question d’être mêlée à tout ça. Son fiancé cachait bien son jeu et lui montre son véritable visage. Voulant rompre, elle se rend compte qu’elle est au centre d’une vaste machination qui risque de porter un coup fatal aux Hybrides !

Elle n’a alors qu’une solution : s’échapper des mains de ses tortionnaires et retrouver les Hybrides pour être protégée. Joyeux voit l’occasion de mettre en œuvre son plan : garder la jeune femme auprès de lui.

C’est un tome que j’ai trouvé sympathique mais je n’ai pas forcément accroché à l’histoire de Vanni et de Joyeux que j’ai trouvée un peu trop précipitée. Je n’ai pas eu le même béguin que pour les autres couples rencontrés précédemment qui m’ont fait autant apprécier la série. Peut-être est-ce dû au schéma récurrent de l’auteure à chacun de ses tomes ? J’ai toutefois passé un bon moment car l’écriture est toujours aussi fluide et agréable et les scènes sexuelles sont toujours aussi érotiques et même crues.

L’intrigue a du potentiel avec la secte Woods et ses manigances dont Vanni va se retrouver elle-même mêlée sans le vouloir.

Dans le principe, j’ai aimé le personnage principal : Vanni. C’est une jeune femme douce et un peu naïve. Elle rêve d’une relation idéale avec mari et enfant. Elle voit donc en Franck, son fiancé, l’homme de sa vie mais l’arrivée de Joyeux dans sa vie va changer la donne. Elle se rend compte des qualités de l’hybride et de l’attention qu’il lui porte tout le contraire de son ex-fiancé qui cachait bien son jeu.

C’est aussi une personne forte et courageuse car elle prend des risques à s’échapper au péril de sa vie. Honnête, il est facile de décrypter ses émotions sur son visage ce qui persuade Joyeux que cette jeune femme est généreuse et n’aurait pas pu le manipuler de la sorte. Mais Vanni n’est pas sûre d’elle et surtout avec les hommes. Ses relations ont été désastreuses et elle a peur de s’attacher à Joyeux et que ce dernier se lasse d’elle. Il lui faut du temps pour comprendre que Joyeux n’est pas comme les hommes qu’elle a connus.

Tout comme les autres hybrides, Joyeux va droit au but et ne tourne pas autour du pot comme les humains. Il n’a pas peur d’avouer ce qu’il veut et ce qu’il ressent ce qui peut mettre mal à l’aise la jeune femme surtout au niveau du sexe. Il met tout en œuvre pour garder la jeune femme et lui prouver qu’il pourra la rendre heureuse. J’avoue qu’on aime ce côté protecteur. Il veut qu’elle sache qui il est et ce qui l’attend si elle souhaite vivre avec lui.

Dans l’ensemble j’ai bien aimé l’intrigue mais je l’ai trouvée un peu trop courte et facile.

C’est un tome qui se laisse lire mais pas le meilleur de la série pour ma part.

J’espère que le prochain sur Deuil me permettra de retrouver ce côté attractif !

 

Plus d’infos : Milady

Retrouve moi si tu peux de S.K. Barnett

Editions Hauteville

À force de t'attendre, on te croyait morte...Jenny avait six ans lorsqu'elle a été enlevée en pleine rue dans une paisible zone résidentielle. Personne n'a rien vu, rien entendu. Bouleversée par cette disparition, alors que les chances de la retrouver sont infimes, sa famille la croit morte.Douze ans plus tard, elle revient miraculeusement auprès des siens après avoir échappé à ses ravisseurs. Mais tandis que ses parents et son frère l'accueillent au sein du foyer et que des hordes de journalistes cernent la maison, les questions commencent à s'accumuler. Où a-t-elle vécu pendant toutes ces années ? Pourquoi est-elle de retour maintenant ? Et est-elle vraiment en lieu sûr chez elle ? 

 

 

Avis d'Edelweiss :

Lire ce roman c’est tomber la tête la première dans l’inconnu, qui pourtant par son résumé pose une intrigue que je pensais deviner plutôt aisément.

Donc, je suis tombée dans le panneau de cette facilité à imaginer un schéma narratif bien trop souvent identique quand il s’agit de sujet sensible qu’est celui de la disparition d’un enfant. 

Je me suis alors prise une claque monumentale restant stupéfaite face au déroulement de l’histoire de S. K. Barnett auquel je ne m’attendais absolument pas.

Le titre du livre « Retrouve moi si tu peux »  prend tout son sens au cours de la lecture.

La disparition de Jenny Kristal, six ans, nous est contée par la « Jenny » adulte, retrouvée douze ans plus tard mais aussi par d’autres narrateurs que sont les parents et le frère de « l’ancienne » disparue. Voilà plusieurs points de vue fondamentaux dévoilant bons nombres d’indices au dénouement de ses retrouvailles et la recherche de ses ravisseurs. Mais plus le lecteur avance, plus ce qu’il pense invraisemblable devient tortueux et véridique.

Les enquêtes n’ayant rien donné sur la disparition de Jenny, ses parents n’ont pourtant jamais cessé de la chercher, vivants leur vie plutôt réglée et fade avec leur fils aîné Ben et ses problèmes adolescents. La réapparition de Jenny dans sa maison d’enfance va raviver souvenirs et douleurs mais aussi des comportements étranges autour de la jeune fille.

Il est difficile de s’attacher directement à Jenny depuis son retour. Sa maturité grandissante au fil des ans dans la souffrance de son enfance imposée est une force lui permet de voir des choses auxquelles nous ne prêterions même pas attention. Ses peurs ou ses questions purement justifiées montrent sa capacité d’analyses et de recul qu’elle nous dévoile dans sa froideur et ses jugements. 

Nous découvrons la fillette du passé et son douloureux parcours dans les mains de gens abominables puis la jeune fille aguerrie qui s’est échappée de ses bourreaux menant sa route anguleuse en solitaire jusqu’à retrouver sa famille.

Le suspens est tenu jusqu’au chapitre final. Il faut donc allez jusqu’au bout mais c’est une tâche effectuée sans peine car ce thriller nous tiens aux tripes, nous effraie par ses découvertes monstrueuses que l’homme est capable d’accomplir pour assouvir son pouvoir, ses convictions, ses pulsions et j’en passe... Le courage et la détermination d’une enfant maltraitée et sa volonté d’avoir un avenir est mis à l’honneur malgré d’incessantes incohérences relevés entre son passé et de son émersion à la maison. 

Qui devons-nous croire ? Qui mène réellement l’enquête ? Qui cache des secrets ? Qui a le plus à perdre à la voir réapparaître ? Tant de questions auxquelles nous sommes suspendus dans la conduite de S. K. Barnett à nous prendre à contre pieds.

Ce polar sombre est troublant, émouvant, rude avec une intrigue efficace et ficelée de façon que chaque fil se délie pour s’ouvrir sur un dernier souffle d’espoir. C’est typiquement le style de livre que j’aime car impossible de savoir où nous mène l’autrice. Nos certitudes du début sont finalement balayées par de nouveaux soupçons. Et c’est ainsi tout du long.

Ne vous fiez donc pas aux apparences dans cette histoire, vous vous égarerez assurément de la vérité mais n’oublions-pas qu’encore de nos jours, des gens ignobles commettent des actes comme cette histoire, en vrai. On ne sort pas sans pincement au cœur en refermant ce livre.

 

Citation:

Ce fut sept ans plus tard, alors que l’affiche d’origine avait pratiquement disparue, défraîchie jusqu’à être devenue presque blanche, et sur laquelle on ne distinguait plus que quelques traces résiduelles, lorsque la pluie, la neige, la boue et le temps m’avaient quasiment effacée que je rentrai enfin chez moi.

Plus d'infos : Hauteville

Syndiquer le contenu